Biographie

Herbert Christian Ducap

Une musique enracinée, un regard ouvert

À La Réunion, la musique n’est pas un décor.
Elle est mémoire. Transmission. Souffle.

Christian Ducap est né dans cet héritage.
Fils du maître du séga Narmine Ducap, il grandit au rythme des répétitions, des guitares accordées à l’oreille et des voix qui racontent l’île.

Très tôt, il apprend que la musique ne s’imite pas.
Elle se vit.

  • HCDHerbert Christian Ducap
  • 28 mai 1963Né à Saint-Denis, La Réunion
  • Multi-instrumentisteGuitare, piano, basse, batterie, saxophone, flûte

Des premières cordes aux premières scènes

À neuf ans, il apprend seul la guitare, en observant son père et ses dalons.
À dix-huit ans, il signe son premier 45 tours : « Assez belle-mère », composé par Narmine.

En 1982, il fait sa première apparition à la télévision en participant au concours « D’une île à l’autre » avec « Ma première nuit ».
Suivent « Un caf’ malheureux », « Régina doudou », « Hommage aux dalons », « Fé pet l’an 2000 »…
Et toujours les bals, les orchestres, la troupe folklorique.

Mais au-delà des dates, il y a une évidence :
Christian ne joue pas pour briller.
Il joue pour relier.

Relier les générations.
Relier le séga aux harmonies plus lointaines.
Relier l’île au monde.

Le Ségajazz — une signature

En 2004, il s’installe à Luçon, en Vendée.
Il y enseigne la guitare jazz et les musiques actuelles, de l’école de musique de Luçon au conservatoire de La Roche-sur-Yon, et multiplie les projets. Il rejoint Les Pieds d’Dents, lauréat du concours Face & Si en 2012, et fonde surtout son propre groupe, Kadok Séga.

Sous sa direction, Kadok Séga mêle les rythmes réunionnais, séga et maloya, aux harmonies du jazz.
En 2014, le groupe se produit au festival Les Rendez-vous de l’Erdre, à Nantes.

Une idée s’impose.
Pourquoi choisir entre tradition et modernité ?
Pourquoi opposer le séga au jazz ?

De cette réflexion naît une fusion naturelle :
le Ségajazz.

Un dialogue entre la pulsation réunionnaise et l’improvisation jazz, celle des grands qui l’ont inspiré, George Benson en tête.
Une musique enracinée mais ouverte, intime mais universelle.

Retour aux sources

En 2016, après la disparition de son père, Christian revient à La Réunion.
Il enseigne la guitare à l’école de musique Loulou Pitou, à Saint-Denis, qui porte le nom de son parrain.

Il ne revient pas seulement pour enseigner.
Il revient pour transmettre.

La scène devient mémoire.
La musique devient filiation.

En 2018, l’album « Dièze à nou » signe son retour après dix-huit ans d’absence.
Un hommage à son père, et à Henri Salvador, qu’il admire depuis l’enfance, avec « Salvaséga ».
Le Ségajazz y trouve sa pleine expression.

Car pour lui, la tradition n’est pas un musée.
C’est une matière vivante.

Portrait de Christian Ducap, guitare à la main

Ses plus grands succès

En 2024, il rassemble ses titres les plus connus dans un double album : « Ses plus grands succès ».
« Assez belle-mère », « Un caf’ malheureux », « Jalousie créole »…
Le séga reste au cœur de l’album, et quelques titres, réarrangés, prennent une couleur plus jazzy.

Davy Sicard prête sa voix à « Régina doudou ».
Sa femme et ses trois filles chantent elles aussi sur l’album.
Une histoire de famille, encore.

Autoproduit, l’album est distribué à la Fnac de La Réunion.

Et l’histoire continue.
En 2026, après plus de dix ans d’absence, il reforme Kadok Séga, devenu HCD Groupe, pour un concert à Luçon, dans le cadre du festival Jazz à Zot’.

Découvrir sa musique

Extraits, compositions originales et univers Ségajazz.